Généalogie entre Rhône et Guiers

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vie et mort entre Rhône et Guiers

Saint-Didier d'Aoste sur le Rhône, Saint-Genix-sur-Guiers dans l'Avant-Pays savoyard sont le berceau de tant de nos ancêtres ! Le fleuve et le torrent coulent dans leur corps comme le lait qui les a nourri. Nos aïeux ont traversé le Rhône pour accomplir leurs activités. Le torrent du Guiers, né du Guiers vif et du Guiers mort, les a séparé autant qu'il les a réuni sur les deux rives de l'Avant-Pays savoyard.

Cette page traite des aspects humains, sociaux et économiques, nés du Rhône et du Guiers. Veuillez suivre le lien ci-après pour aborder les impacts géographique et géopolitique de la confluence du Rhône et du Guiers.


Nos grands-oncles bateliers

Quand on parle des bateliers du Rhône, on ne pense pas au Dauphiné ni à l'Avant-Pays savoyard. On voit la puissante confrérie du Rhône d'aval, après Lyon, ceux-là même qui désignaient la rive droite du Rhône comme le royaume, et la rive gauche comme l'empire.

Pourtant, Saint-Didier d'Aoste ou Saint-Genix sur le Guiers, ou bien encore Brégnier ou Cordon ont vu vivre des familles de bateliers, de père en fils. Ainsi Amieu Caminet, né en Bugey riverain, a-t-il navigué dès son enfance entre les îles du Rhône, dont il connaît bras et courants. Il devient tout naturellement continuateur de la confrérie des bateliers du Rhône d'amont.

Le Port de Cordon était un point de repère absolument évident pour notre parentèle ancestrale. Suffisamment pour que le chemin d'Aoste-en-Dauphiné au Port de Cordon soit un balisage cadastral. Ainsi dans le parcellaire de 1648 pour Leyssins, Aoste et Chimilin : “Maison et plassage au rual (hameau mono-patronymique) des Gagneux et confine la maison et plassage de Jeanne Nesmoz (Némoz) du levant, midi et bize, le chemin d'Aouste au port de Cordon du couchant, contenant un huitième de coupe (sous-unité de surface divisant la sétérée), estimée à six sol la sétérée, revue à une pitte et demi-pitte (livres monétaires, sols, deniers et pittes)”.


Dangers du Rhône et du Guiers

Saint-Didier d'Aoste sur le Rhône, Saint-Genix-sur-Guiers dans l'Avant-Pays savoyard, ou encore le village des Champagnes rattaché à la paroisse d'Aoste sont préposés, par leurs positions riveraines, à inhumer les accidentés, imprudents ou suicidés, morts dans le Rhône ou le torrent du Guiers.

Ainsi à Saint-Didier d'Aoste, Pierre Chaffard ne sera pas enterré en terre consacrée, mais dans la berge de la rivière Guiers, car son suicide parut évident. Le quatre juillet 1633 il fut retrouvé dans le Guiers avec son haut de chausse attaché à son col (son cou).

Seulement vingt-deux jours plus tard, on enterre Claude Bizollon qui s'est noyé dans le Rhône pour s'y être baigné. Peu de monde savait sans doute nager et il valait mieux éviter les courants et les trous d'eau quand on se baignait ainsi en eau vive. De même, l'attention rigoureuse des parents Guiguet, notre ancêtre Joseph Guiguet et sa femme Isabeau Chevallier, aurait été requise. Mais que faire quand pressent les intenses travaux de l'été qui réclament tous les bras valides ? De la sorte, le petit Pierre Guiguet, âgé de 16 mois, des Champagnes d'Aoste, se noya en rivière en plein mois de juillet 1747.

Souvenons-nous aussi que le transport fluvial de passagers jusqu'à Lyon par le Rhône était fort régulier. Paris était desservi quatre fois par semaine, voyages dont les jours et les horaires nous sont parfaitement connus, incluant un itinéraire-bis par le coche d'eau pour cause de routes impraticables. C'est dire si la desserte régionale, depuis nos terres froides du Dauphiné jusqu'à Lyon, pouvait être active. Des coches d'eau de dimensions adaptées aux petits groupes et aux voyages d'affaires naviguaient pour répondre à cette demande. Des accidents de navigation survenaient de temps à autre.

En janvier 1638, quatre membres d'une même famille, de nos collatéraux Bayet de Saint-Didier d'Aoste, trouvèrent la mort après s'être embarqués pour Lyon. En date du 31 janvier 1638, le prêtre note que seul le corps de l'un d'entre eux, Jean Bayet, a été retrouvé. Les autres seront mis aux prières, sa fille Bartélemie (Bartolomée), et ses proches Antoine et Claude Bayet.


Curateur des Nautes du Rhône et jauge Norsk

Le transport fluvial organisé, de passagers et de marchandises par le Rhône, est attesté depuis les temps gallo-romains, dans ces parages où, bien plus tard, nos aïeux, ancêtres et collatéraux du confin dauphinois et bourguignon, vivront. Sur l'actuelle commune de Murs-et-Gélignieux, à Gélignieux, s'est élevé dix-sept siècles durant, le tombeau familial d'un curateur des Nautes du Rhône (fonction hybride, à la fois préfet de navigation et président de syndicat professionnel de bateliers) Marcus Rufius Catullus.

Pour lui-même, pour son fils Rufius Rufianus, sa fille Rufia Pupa et sa fille Rufia Sacirata morte à 22 ans, il avait fait érigé le tombeau et planté une vigne. Ce curateur des Nautes du Rhône avait choisi une position panoramique au-dessus du Rhône pour marquer sa position sociale et par intention protectrice, selon un schéma symbolique assez universel.

Puis, la jalousie et la vindicte d'un curé pétri d'une hargne satanique ont eu raison de ce mausolée du Bugey. Ce curé du diable ayant excité maintes fois au vandalisme de l'édifice, il parvint à ses fins. Le curé obtint la profanation du tombeau du curateur des Nautes du Rhône, les ancêtres de nos ancêtres, et son arasement par les paroissiens. Ces derniers craignant les charitables représailles du curé et sa fureur haineuse.

Rappelons que l'on demandait beaucoup aux bateaux rhodaniens, très sollicités, les usant jusqu'à la corde. Il fallait avoir du métier pour jauger la limite d'usure à ne pas franchir. Car, sur ce puissant fleuve du Rhône, malheur à qui s'engageait avec une planche pourrie, une cahusaque disaient-ils. Celui qui mettait sa confiance dans une cahusaque vermoulue, pour s'aventurer sur les eaux glauques, prenait le grand risque de couler.

Sous d'autres cieux, plus au nord que les étangs de Hollande, les anciens Norsks réformaient leurs knorrs, bateaux marchands, à partir du moment où “le knorr devait être écopé tous les deux jours” — source les Sagas islandaises.


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